Les erreurs que presque tous les couples commettent sans s’en rendre compte
https://youtu.be/DRUC53V-iAU
On parle souvent des erreurs de débutants.
Sauf qu’on les commet aussi après quinze ans de vie commune.
Ce ne sont pas vraiment des fautes. Plutôt des points de vigilance.
Vouloir sauver l’autre
Vous repérez chez l’autre une faille, une blessure. Et vous voulez le sauver.
C’est le triangle bien connu : victime, sauveur, bourreau.
Le piège est mécanique :
- à force de vouloir sauver, vous devenez son bourreau
- et lui devient la victime
On tourne autour de ce triangle sans jamais en sortir.
Vouloir contrôler, et la jalousie
Jaloux de ses ex, de ses passions, de son métier, de ses collègues, parfois même de sa famille.
La jalousie ne parle jamais de l’autre. Elle parle d’un manque de sécurité intérieure que l’on préfère déporter dehors.
Vouloir contrôler la vie de quelqu’un, ses faits et gestes, pour le modeler selon son propre monde : ce n’est pas de l’amour, c’est du pouvoir.
Et de toute façon, cela ne fonctionne pas. On ne contrôle personne.
L’argent, ce sujet qu’on évite
Il gagne plus que moi. Il ne fait pas assez de cadeaux. Comment répartit-on les dépenses ?
L’argent génère énormément de conflits, et pourtant c’est précisément le sujet dont on ne parle pas.
Ne pas en parler ne le fait pas disparaître. Cela le laisse simplement travailler en silence.
Jouer à celui qui souffre le plus
« Moi j’ai eu une enfance difficile, donc si je me comporte comme ça, c’est normal. »
« Oui, mais moi aussi j’ai souffert. »
La souffrance devient un argument, presque une monnaie d’échange. Personne ne gagne à ce jeu-là.
La fusion, ou la disparition de soi
Certains couples cherchent à tout partager :
- les mêmes amis, les mêmes passions
- les mêmes films, les mêmes points de vue
- tout faire ensemble, tout le temps
On veut se calquer l’un sur l’autre. Rien ne doit nous éloigner.
Résultat : la personnalité disparaît.
On peut être seul en couple, et c’est sain. Avoir sa bulle, un moment d’isolement le dimanche, sans que cela dérange l’autre.
Et laisser l’autre être qui il est, surtout : lui-même ne sait peut-être pas encore tout à fait qui il est.
Vouloir changer l’autre
Impossible. On ne change que soi.
Et le retournement est cruel : après avoir obtenu que l’autre change, on découvre parfois qu’il ne nous convient plus ainsi.
« Je pensais qu’en te changeant tout irait mieux. Finalement, je ne m’aime pas dans ce couple. »
Attention à ne pas confondre, cependant. Il existe des ajustements sains : si l’on vous dit « je n’arrive pas à te suivre, tu ne finis pas tes phrases », vous pouvez décider de progresser.
La différence tient à l’origine du changement :
- imposé par l’autre, c’est une contrainte
- choisi par soi après avoir entendu l’autre, c’est une évolution
Croire que la routine tue l’amour
C’est peut-être l’idée la plus répandue, et la plus discutable.
Les petits rituels sont précieux. Un poulet rôti le dimanche, par exemple. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est une attention discrète, une façon de dire : je pense à toi.
Ce genre de rituel devient un repère : on a toujours fait ça, c’est nous.
Deux conditions, toutefois :
- le rituel ne doit jamais être imposé à l’autre
- et son absence occasionnelle ne doit pas devenir un drame
D’ailleurs, quand il saute une fois, on l’attend avec plus de plaisir la fois suivante.
Les préférences ne sont pas des problèmes
Vous n’aimez pas les mêmes films. L’un se couche tôt, l’autre tard. Vous n’avez pas les mêmes goûts alimentaires.
Ces différences ne posent problème que lorsqu’elles ne sont pas dites.
Le mot « concession » est mal choisi. Ce qui compte, c’est que le geste ne coûte pas trop cher à celui qui le fait, sinon il le fera à contrecœur.
Accompagner l’autre à un dîner de famille de bon cœur, c’est passer un bon moment. Y aller en traînant les pieds gâche l’aller, le séjour et le retour.
Et parfois, en suivant l’envie de l’autre, vous découvrez un film, une passion, un endroit où vous ne seriez jamais allé seul. Sans le regretter une seconde.
Ce qui devient problématique, c’est la répétition : quand systématiquement, vous n’avez pas le choix.
Revenir au fondamental
Toutes ces erreurs ont un point commun : elles nous éloignent de l’essentiel.
Le couple devient parfois un déversoir. On y amène ses peurs, ses angoisses, ses craintes, qui n’ont pas grand-chose à y faire.
La sortie passe par la conscience, et par la parole. Simplement s’entendre dire : « tu veux me changer ? » et pouvoir répondre : « oui, tu as raison. Je suis désolée. »
Une dernière chose, contre une idée très répandue : il n’est pas nécessaire de s’aimer parfaitement avant d’aimer quelqu’un.
Personne ne s’aime à cent pour cent. Si l’on attend cela, on ne commence jamais.
Alors commençons. On s’éloigne, on se rapproche, on se trompe. C’est cela, le vivant.
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